Construire une dynamique  sociale et durable

Construire une dynamique sociale et durable

Construire une dynamique sociale et durable 

 

En Afrique, 70 % de la population a moins de 30 ans. Dans certaines régions, le ratio peut dépasser les 80 %. C’est une ardente obligation à l’action, à la formation, à la création d’emplois, au partage des responsabilités … Gardons en mémoire que sur les 75 millions des jeunes de la tranche des 18-34 ans au chômage qui sont répertoriés dans le monde, 38 millions sont en Afrique. 

Afrique est un territoire de contrastes, avec ses trente millions de km2, qui n’arrive que partiellement à assurer la sécu­rité alimentaire de ses habitants qui représentent, aujourd’hui, 15 % de la population mondiale pour 1,5 % du Pib, 3 % du com­merce et des IDE de la planète, et 2,8 % de sa valeur ajoutée. 

L’Afrique est fabuleusement dotée de richesses naturelles. On constate, cependant, qu’elle se contente d’exporter des pro­duits primaires non transfor­més sans réel impact sur son environnement économique et social. La vente de la rente que représentent les hydrocar­bures est très faiblement créatrice d’emploi et très tributaire des aléas extérieurs. En lieu et place d’une véritable écono­mie, elle dispose d’un appareil para-économique, chargé de la distribution de la rente auquel se greffe une activité informelle d’échange indispensable à la survie de la population. Depuis un quart de siècle, l’Afrique cherche à construire ses souverainetés nationales et à édifier des organes étatiques en mesure de servir l’intérêt général. Elle a expérimenté, sans succès, de nombreuses voies de développement: de la stratégie de substitution aux importations à la révolution verte … Globalement, l’Afrique reste un continent qui manque d’infrastructures. 
Au moment où l’économie im­matérielle monte en puissance poussée par les technologies de l’information et de la com­munication et l’économie du savoir, le continent africain s’interroge sur le chemin à prendre pour répondre aux besoins les plus élémentaires de ses populations. 
Par ailleurs, l’aide publique au développement a montré aus­si toutes ses limites. Souvent captée par le pouvoir central, elle répond à des logiques hu­manitaires, géostratégiques, de gestion des risques ou de sou­tien électoral, bien souvent sans lien avec les impératifs du déve­loppement économique. Lire la suite de l’article 

Par Loïc Tribot La Spière, délégué général du CEPS, et Mohammed Abbou, conseiller du CEPS 

 

 

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