« Pour ne pas mourir guéris du coronavirus. »

 

 

 

Le président de la République et le Conseil d’Etat ont eu raison de ne pas céder à la course- panique au confinement total.

En effet, l’industrie française est tombée à 25% de sa capacité et au degré actuel de paralysie du pays nous risquons sur l’année une récession de – 8 à -10 %, du jamais vu ! Aux conséquences incalculables.

Nous ne mourrons pas du coronavirus, mais pourrions bien « mourir guéris » de ses conséquences systémiques si la reprise du travail n’est pas rapidement organisée. Et si un plan de relance mondial n’ouvre pas une grande perspective.

Si le confinement protège bien les plus fragiles, il n’est pas la panacée car il freine l’immunité collective. Il y aura donc une deuxième vague épidémique après la première car la maladie ne sera complètement éteinte qu’à 60% d’immunité collective alors qu’à la fin du confinement, fin avril vraisemblablement, nous ne serons qu’à 30 % d’immunité selon les épidémiologues.

Il ne faut donc pas durcir les mesures sanitaires actuelles, mais les faire respecter strictement, et affronter le pic épidémique avec sang-froid et solidarité. Il faut en faire une chance pour se ressourcer et s’aimer, retrouver le sens de l’essentiel : le don de la vie.

Mais surtout dès que les matériels de protection seront massivement disponibles, il faudra absolument remettre un maximum de gens au travail et user au besoin du pouvoir de réquisition.
Faire reculer la « société de la défiance » qui est tout aussi dangereuse que le virus. Reprendre l’activité partout où cela est possible va devenir la priorité vitale. La filière transport-logistique très perturbée mérite une attention particulière.

En effet, le vrai danger va devenir de plus en plus économique et financier.

Il faudra aussi le plus vite possible ouvrir une perspective à l’économie mondiale par un grand plan de relance du G20 orienté vers la lutte contre le réchauffement climatique ( cf note précédente). Et corriger nos erreurs !

 

Par Maxime MAURY,
Professeur affilié à Toulouse Business School
Ancien directeur régional de la Banque de France

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