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Extrait de "L'Afrique, terre de talents et d'avenir"
Découvrez régulièrement la contribution d'un des auteurs de l'ouvrage.
En lecture en ce moment, le passage de Dora Akunyili.
Directrice de l’Agence Nationale de Contrôle de la Nourriture et des Médicaments (NAFDAC) au Nigéria et
ancien Ministre de l’Information et de la Communication, République du Nigéria.

Dans le chapître : Les femmes, une présence extrêmement singulière et reconnue au cœur de la société africaine.
« La femme africaine a besoin d’autre chose que de la beauté et l’élégance pour relever les défis que la cul
ture et le milieu lui imposent. Malgré l’idée reçue qui veut que l’homme soit le chef de famille et le seul à travailler, il est bon de rappeler que la femme africaine commence en général sa journée à 5 heures du matin. Dès son réveil, elle effectue les tâches journalières, elle cuisine, elle prépare les enfants pour l’école, elle distribue les tâches à chaque membre du foyer.
Si elle a un emploi, elle doit aussi s’y préparer. Si elle est agricultrice, elle doit faire une marche longue et pénible pour se rendre à la ferme où elle travaille. Plus de 70% des femmes habitant dans les communautés rurales en Afrique subsaharienne, y compris au Nigeria, vivent et élèvent leur familles dans ces conditions. Leur vie est axée sur l’agriculture de subsistance afin de subvenir aux besoins premiers de leur famille pendant toute l’année.
L’ironie est que la femme africaine, qui donne tant pour soutenir sa famille, reçoive si peu en retour. Souvent l’amour dont elle a grand besoin lui est refusé et elle doit se conformer à une échelle de valeurs différente de celle qui s’applique aux hommes. La plupart du temps, c’est elle qui est tenue pour responsable du retard ou de l'incapacité du couple à donner naissance à un enfant. C’est à elle qu’on reproche le manque de progression de son mari ou de sa famille, soit dans les affaires soit dans le métier choisi. Et lors du décès de son mari, elle peut-être accusée d’être la tueuse et peut subir toutes sortes d’humiliations de la part de la communauté, soutenue par la famille élargie.
Malgré ces obstacles, bon nombre de femmes ont réussi à s’affranchir de ces contraintes et à exceller dans leur parcours. Citons par exemple les cas de la Présidente du Liberia, Ellen Sirleaf, la première femme élue à la présidence d’un pays africain ; de la lauréate du prix Nobel, Wangari Maathai, née au Kenya, et de Ngozi Okonjo-Iweala, nigériane, directrice générale de la Banque Mondiale. L’Afrique subsaharienne a un grand besoin d’égalité des sexes, ce qui protégera les femmes contre toute forme de discrimination et de préjugés. C’est un indispensable impératif pour relever les défis de mondialisation ».
Extraits précédents à lire :
Guillaume Ngefa-Atondoko (RDC), Chef par intérim de la division des Droits de l’Homme de l’Opération de Maintien de la Paix en Côte d’Ivoire (ONUCI) et fondateur de l’Association Africaine des Droits de l’Homme (ASADHO), sur les Droits de l'Homme.
Théogène Niwenshuti (Rwanda), Danseur et Chorégraphe.



