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Horreur! le Malthusianisme est devenu climatique
La proximité du sommet de Copenhague stimule, c’est le moins que l’on puisse dire !
Les contributions, les prises de position d’avant sommet seront sans nul doute plus conséquentes que les résultats concrets que l’on pouvait espérer de ces rencontres.
Le fond des Nations Unies pour la population (UNFPA) a tenu lui aussi à apporter sa contribution aux débats. En l’occurrence, dans un très récent rapport, il a souhaité que soit désormais prise en compte la question démographique dans toutes les démarches et négociations ayant trait aux enjeux climatiques. « La natalité galopante » des pays en voie de développement est largement pointée du doigt et le coordinateur de ce rapport (en l’occurrence Yves Bergevin) affirme que ce serait l’un des principaux facteurs du réchauffement climatique et l’un de ses premiers risques !!
Enfin on a trouvé un argumentaire pour déculpabiliser les nations développées !
La façon dont est présenté et argumenté ce rapport est d’un réalisme froid et d’un cynisme rare. Il est, en effet, affirmé et présenté que dans un monde aux ressources limitées, freiner la croissance de leur population devrait permettre aux pays pauvres non seulement de sortir de la misère mais aussi de réduire leurs émissions de CO2 ! Plus consternant encore, ce rapport, élaboré sous l’égide des Nations Unies, prend le parti de relever les conclusions d’une récente étude qui affirme : « qu’un dollar investi dans la planification familiale et l’éducation des filles réduirait les émissions de gaz à effet de serres au moins autant qu’un dollar dépensé dans l’énergie éolienne».
A la lecture de ce rapport, on ne peut que ressentir un certain malaise, le développement entre autres intensif des activités manufacturières resterait certes un facteur de péril climatique mais ne serait pas aussi déterminant que la croissance démographique et particulièrement celle des pays émergents !
Les propositions suggérées sont à la hauteur de l’esprit du rapport : humainement consternant. Il est, en effet, conseillé que soient reconnues, parmi les mécanismes d’adaptation au changement climatique, les actions pouvant contribuer à émanciper les femmes et à mettre en place une véritable planification familiale. Et le rapporteur de conclure que « cette politique si elle était mise en place serait en matière de lutte contre l’effet de serre la moins couteuse ». Les pays émergents ignoraient jusqu’alors que, sur un tel dossier, ils pouvaient être en ligne de mire. C’est désormais chose faite !
Caroline Pintaud
CEPS
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