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Les G demeurent un exercice coûteux, sans grand résultat

09Novembre 2009
Auteur : Caroline PintaudThèmes : Gouvernance, Environnement

Les G, qu’ils soient à 8 ou à 20, restent un exercice de déclaratoire coûteux sans grand résultat !

Quelque soit leur numéro d’édition, les G intergouvernementaux (G6, G8, G20…) –constatons et regrettons-le aussi – n’ont pas contribué à faire avancer, significativement les grands dossiers prévus à leur ordre du jour, malgré les efforts déployés, le nombre de réunions préparatoires organisées, les experts mobilisés.
Le dernier G n’a, en ce sens, pas échappé à la règle. Il devait être l’occasion d’élaborer et de mettre sur pied l’amorce d’une gouvernance financière internationale.
Les récentes décisions, prises unilatéralement par un certain nombre de grandes banques d’affaires américaines, ont démontré, s’il le fallait, la vacuité des efforts déployés.
Constatons aussi que le grand dossier du moment sur le réchauffement climatique n’a fait l’objet d’aucune prise de position véritablement majeure et, qu’à quelques semaines de Copenhague, il reste encore dans un grand flou malgré l’urgence et l’importance des enjeux.
Si les G souhaitaient incarner une amorce de gouvernement mondial, c’est plutôt râté !  Pourquoi est-il nécessaire de faire autant de bruit pour accoucher de détails ? La politique de la chaise vide pourrait être un véritable geste de courage politique : une façon d’affirmer son refus, de cautionner des palabres inutiles et peut-être d’inciter les différents participants à se mobiliser enfin pour prendre des positions claires, concrètes et applicables.

 

Caroline Pintaud
CEPS


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