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Ne pas se voiler la face pour envisager l'avenir!

09Juillet 2009
Auteur : Louise CoffiThème : Afrique

Le montant total de l’aide au développement versée à l’Afrique au cours des 50 dernières années s’élèverait à environ, 1000 milliard de dollars (ce montant incluant non seulement les dons directs mais

Sans aucune prétention à vouloir donner des leçons, on est cependant en droit de s’interroger sur l’impact réel qu’à bien pu avoir une telle politique d’aide, tant sur les structures économiques, sanitaires que sociales et surtout d’essayer d’apprécier en quoi elle a pu contribuer à améliorer très concrètement le quotidien des populations. Sans aucun esprit polémique, on ne peut que constater, tant les faits parlent d’eux-mêmes, que les résultats ne sont absolument pas à la hauteur des efforts déployés. L’économiste Zambienne Dambisa Moyo, dans un ouvrage publié récemment, va même plus loin, pour elle, la politique d’aide menée ces dernières années aurait contribué à éviter de traiter les vrais sujets, à mener un certain nombre de grandes réformes structurelles voire à anesthésier les énergies. Plus récemment encore, dans le cadre du Club Nouveaux Repères, le directeur de Phoenix Capital Management, Michel Abrogoua s’interrogeait lui aussi sur le fait de savoir si dans le fond, l’aide au développement n’était pas une vraie mauvaise réponse. La question mérite d’être posée avec lucidité. La réponse est sans aucun doute dans l’émergence de responsables ayant le souci d’incarner un lien entre la tradition et la modernité dans la recherche du bien commun. L’exercice est certes délicat tant la réalité interpersonnelle  africaine est subtile et complexe. Relever les grands défis de l’avenir reposera sur la capacité à savoir promouvoir de nouveaux talents économiques et sociaux, responsables et volontaristes, propre à faire émerger dans la durée de nouvelles pratiques, de nouveaux savoir faire à même d’incarner une conscience collective ouverte et respectueuse des traditions.

 

Louise COFFI, responsable des relations institutionnelles, CEPS

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