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La crise est terminée ?
La crise financière et économique que nous traversons et extrêmement profonde. En l’espace d’un an le taux de chômage a augmenté de près de 40% dans les pays riches.
Cette secousse sismique financière pourrait selon les très récentes estimations de l’OCDE faire perdre leur emploi à plus de 25 millions de personnes d’ici la fin 2010 dans la zone OCDE. Il n’est absolument pas certain que la relance puisse s’opérer sur les bases industrielles, financières voire sur les modes d’organisation et de management que nous avons à l’heure actuelle. Des segments d’activités seront significativement et durablement touchés et devront redéfinir leur périmètre. De nouvelles offres de services, de nouveaux métiers émergeront pour répondre à de nouveaux modes de consommation, de nouveaux comportements hérités de cette période de récession.
Et pourtant des signaux extrêmement forts ont été récemment émis par quelques-unes des plus prestigieuses banques d’affaires qui ont décidées à l’instar de Morgan Stanley, d’UBS, de City Group… afin d’enrayer la fuite de leur talent, de relever significativement les salaires de leurs grands responsables, de leurs traders, en vue de compenser la baisse des bonus (en l’occurrence, nous parlons d’augmentation qui pourrait atteindre jusqu’à 50%) et d’acquérir de nouveaux collaborateurs.
La crise serait derrière nous ! De fait constatons qu’un certain nombre d’établissements bancaires ont réussi cette prouesse de rembourser en temps record les aides publiques dont ils avaient bénéficiées, il y a à peine quelques mois ! Certaines voix en arrivent même à s’interroger sur l’intérêt et la nécessité d’élaborer désormais une réglementation financière internationale. Le temps financier serait-il déconnecté du temps économique ? Il est en tout cas un fait certain, c’est que les acteurs financiers ne paraissent pas avoir la même perception des faits que celle des entrepreneurs, des salariés, des partenaires sociaux… des consommateurs. Le bon sens n’impose-t-il pas de concevoir des outils d’élaborer de nouvelles pratiques propres à faire émerger une gouvernance mondiale afin de mieux répondre et d’accompagner une économie financière et mondialisée dont les turbulences peuvent et se sont révélées profondément destructrices aussi bien pour les Etats que pour l’ensemble des acteurs économiques ? Une partie du secteur financier serait-elle atteinte de ce mal rare et grave qui s’appelle l’auto-persuasion : une forme dérivée d’autisme ! Un monde dont la très grande majorité serait marginalisée, lourdement précarisée ne saurait être durable. Il est temps de revenir à un sens un peu plus collectif de l’économie, à une dynamique de création de valeur soucieuse et responsable de cette ressource rare qu’est l’Homme. Un retour tout simplement à une véritable pensée économique libérale.




