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Garder raison

10Mai 2011
Auteur : Loïc Tribot La SpièreThèmes : Afrique, Finances

L’augmentation significative du cours des matières premières et l’exacerbation significative de la concurrence pourraient être perçues et appréciées comme des signes encourageants et réels de développement si seulement ces recettes concourraient concrètement à la construction et la diversification des économies locales.


Or, malgré ces espérances prometteuses affichées, on peut craindre que cette « rente vivrière », comme par le passé, impacte peu les économies locales et ne modifient qu’à la marge le niveau de vie des populations concernées faute de créations d’emploi, de nouveaux métiers, de services, d’infrastructures de développement…
 
En l’occurrence, le constat peut paraître singulier mais ces recettes n’alimentent que très faiblement voire rarement les économies locales. On est beaucoup plus en effet dans une évaluation de rente de situation à faible impact économique.
 
On ne le redira jamais assez, la croissance reposant sur la vente des matières premières minières et énergétiques n’a jamais été, particulièrement en Afrique, un indicateur pertinent permettant d’apprécier les évolutions économiques structurelles des Etats et la progression des niveaux de vie des populations.
 
Il serait en ce sens dangereux d’établir un corollaire entre ces données et la situation réelle des économies, particulièrement lorsqu’elles dépendent très significativement de rentes vivrières.
 
 
Loïc Tribot La Spière, Délégué Général, CEPS 

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